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Caractérisation de la fraction argileuse des sols et empierrements

steenslagfunderingen

L’argilosité des sols impacte leur portance, leur sensibilité à l’eau et au gel et favorise les risques de retrait-gonflement. En traitement de sols (remblais et fonds de coffre), le choix du liant est influencé par l’argilosité de ceux-ci. Pour les empierrements (naturels et recyclés) utilisés en fondations et sous-fondations des routes, l’argilosité impacte la perméabilité, la sensibilité à l’eau et au gel.

Le projet CARACEC (CARActérisation de la Capacité d’Echange Cationique des sols et matériaux Argileux) vise la mise au point d’un protocole pour caractériser la fraction argileuse des sols et autres matériaux via leur capacité d’échange cationique. Pour ce projet, la méthode au bleu de méthylène a été retenue. Cette méthode est relativement simple à réaliser et ne nécessite pas d’appareillage coûteux. Le protocole de cette méthode est défini dans la norme européenne EN 933-9+A1 (2013), publiée par le CEN TC 154 Granulats.  La méthode au bleu de méthylène reste relativement simple à réaliser et permet de déterminer la fraction argileuse présente dans les sols et empierrements. Nous reprenons ci-après les conclusions principales pour les sols et empierrements.

Pour les sols

Il est préférable d’adapter la masse de la prise d’essai selon l’argilosité présumée du sol. Le préséchage peut influencer le résultat de manière significative pour les argiles gonflantes. Pour les autres sols argileux ou limoneux, l’impact sur le résultat n’est pas significatif. Dans tous les cas, l’impact du préséchage peut être limité en mettant le sol en suspension 48 h avant le tamisage. Une teneur élevée en matière organique influence le résultat. Les sols acceptables en remblais ou aptes au traitement ne sont donc pas concernés. Pour la mesure au bleu de sols traités à la chaux, le pH doit être remis à 7 pour éviter toute instabilité du bleu de méthylène et une mauvaise interprétation de l’essai.

Pour les empierrements

Les essais ont montré que le tamisage par voie humide (après homogénéisation de 48 h) permet de récupérer davantage d’argiles. Néanmoins, la différence obtenue par rapport à la méthode de la norme EN 933-9 n’est pas suffisamment significative pour modifier l’interprétation de l’essai. Les essais donnant des valeurs limites nécessitent comme toujours une plus grande attention.

Un article plus détaillé sur e sujet a été publié dans le Bulletin CRR 118.

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L’argilosité des sols impacte leur portance, leur sensibilité à l’eau et au gel et favorise les risques de retrait-gonflement. En traitement de sols (remblais et fonds de coffre), le choix du liant est influencé par l’argilosité de ceux-ci. Pour les empierrements (naturels et recyclés) utilisés en fondations et sous-fondations des routes, l’argilosité impacte la perméabilité, la sensibilité à l’eau et au gel.

Le projet CARACEC (CARActérisation de la Capacité d’Echange Cationique des sols et matériaux Argileux) vise la mise au point d’un protocole pour caractériser la fraction argileuse des sols et autres matériaux via leur capacité d’échange cationique. Pour ce projet, la méthode au bleu de méthylène a été retenue. Cette méthode est relativement simple à réaliser et ne nécessite pas d’appareillage coûteux. Le protocole de cette méthode est défini dans la norme européenne EN 933-9+A1 (2013), publiée par le CEN TC 154 Granulats.  La méthode au bleu de méthylène reste relativement simple à réaliser et permet de déterminer la fraction argileuse présente dans les sols et empierrements. Nous reprenons ci-après les conclusions principales pour les sols et empierrements.

Pour les sols

Il est préférable d’adapter la masse de la prise d’essai selon l’argilosité présumée du sol. Le préséchage peut influencer le résultat de manière significative pour les argiles gonflantes. Pour les autres sols argileux ou limoneux, l’impact sur le résultat n’est pas significatif. Dans tous les cas, l’impact du préséchage peut être limité en mettant le sol en suspension 48 h avant le tamisage. Une teneur élevée en matière organique influence le résultat. Les sols acceptables en remblais ou aptes au traitement ne sont donc pas concernés. Pour la mesure au bleu de sols traités à la chaux, le pH doit être remis à 7 pour éviter toute instabilité du bleu de méthylène et une mauvaise interprétation de l’essai.

Pour les empierrements

Les essais ont montré que le tamisage par voie humide (après homogénéisation de 48 h) permet de récupérer davantage d’argiles. Néanmoins, la différence obtenue par rapport à la méthode de la norme EN 933-9 n’est pas suffisamment significative pour modifier l’interprétation de l’essai. Les essais donnant des valeurs limites nécessitent comme toujours une plus grande attention.

Un article plus détaillé sur e sujet a été publié dans le Bulletin CRR 118.