Etude des revêtements podotactiles souples placés en extérieur sur l’espace public bruxellois – Constats et recommandations

Article extrait du Bulletin CRR 110

Lors de tout nouvel aménagement réalisé sur voirie régionale ou communale bruxelloise, le gestionnaire est tenu d’installer des revêtements podotactiles souples sur tous les quais des arrêts de transports en commun ainsi qu’aux endroits où le guidage pour personnes déficientes visuelles change de direction [1]. Ces dispositifs ont pour objectif d’apporter une information à l’usager, en lui indiquant par exemple l’emplacement exact où il doit se positionner pour pouvoir monter dans le bus par la porte avant. Ces dispositifs constituent une aide au déplacement autonome de la personne déficiente visuelle dans l’espace public. Ils font également partie intégrante de la politique d’accessibilité développée depuis une quinzaine d’années par la Région de Bruxelles-Capitale à destination de ces usagers aux besoins spécifiques.

Différents revêtements «souples» sont utilisés en Région de Bruxelles-Capitale pour matérialiser ce signal d’information. Cependant, deux problématiques récurrentes sont apparues au cours du temps avec ces types de revêtements. D’une part, leur durabilité fait parfois défaut avec comme conséquence l’apparition, parfois rapide, de dégradations ou de déchaussements du revêtement. D’autre part, le niveau de détection (souplesse, rugosité de surface, etc.) varie entre certains revêtements avec comme constat que certains matériaux utilisés ne semblent pas toujours répondre aux besoins de l’usager.