Comportement hivernal des enrobés drainants Essais de simulation de verglas en laboratoire – Compte rendu de recherche CR 29/87

Domaines de travail (1)

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Malgré les nombreux avantages qu'ils procurent, les enrobés bitumineux drainants posent question quant à leur comportement hivernal. Si les différences constatées avec d'autres revêtements par temps de neige sont perceptibles par l'usager et sont très rarement à la base d'accidents, il n'en est pas de même quand il s'agit de verglas.

Aussi, le Centre de Recherches Routières a procédé à des essais de simulation de verglas dans l'enceinte climatique du Laboratoire Régional des Ponts et Chaussées de Nancy (France) sur des éprouvettes non usées de béton asphaltique (fermé) et d'enrobés drainants 0/10 (en 2 cm) et 0/14 (en 4 cm). Plusieurs conditions de verglas ont ainsi pu être simulées

  1. givre blanc ou verglas par condensation,
  2. précipitation d'eau à une température voisine de O°C sur une chaussée gelée et non salée,
  3. épandage de fondants chimiques sur la chaussée sèche,
  4. précipitation d'eau à une température voisine de O°C sur un revêtement gelé et salé,
  5. épandage de fondants chimiques sur une chaussée verglacée.

Le givre blanc (cas, 1) et la congélation de l’humidité de la chaussée (qui avait déjà été expérimentée auparavant) sont les cas de verglas les plus fréquents.

Lors du givre blanc (cas 1), on constate en laboratoire une meilleure adhérence pour les enrobés drainants 0/10 que pour les enrobés drainants 0 /14 et le béton asphaltique.

Lors de la précipitation d'eau sur la chaussée gelée et non salée (cas 2), les enrobés drainants présentent une meilleure adhérence que le béton asphaltique. li en est de même lors de la congélation de l'humidité ou de l'eau préexistant sur la chaussée.

On constate, après épandage de fondants chimiques sur la chaussée sèche (cas 3), que l'adhérence la plus faible est celle des enrobés 0/10, à cause de l'important film de mastic bitumineux qui entoure les gros granulats de surface non usés.

Lors de la précipitation d'eau sur le revêtement gelé et salé (cas 4), il n'y a pas de différence d'adhérence entre les revêtements, sauf pour l'épaisseur d'eau simulée la plus forte (0,6 mm). Dans ce cas, l'adhérence du béton asphaltique est meilleure ou égale à celle des enrobés drainants. Si un nouveau salage est réalisé (cas 5), ces différences d'adhérence s'estompent.

En conclusion, il importe que les gestionnaires soient conscients qu'il existe plusieurs types de verglas et que des différences, dans un sens ou dans un autre, peuvent survenir entre les divers revêtements. L'épandage supplémentaire de fondants chimiques ayant un effet bénéfique sur l'adhérence (mais pas sur l'environnement), il est toujours conseillé de procéder à un traitement supplémentaire, quand des conditions de verglas sont possibles.

Prix
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Commande
réf.: CR29/87
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